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2011-06-18,
Maltraitance : La gérante d'une maison de retraite mise en examen
Info source LCI.fr (TF1) du 05 décembre - Lilianne Jenner, directrice de la maison du Haras à Marseille, a été mise en examen pour "violences sur personnes vulnérables ", "exercice illégal de la médecine", "non assistance à personnes en danger", "mise en danger de la vie d'autrui" et "délaissement de personnes vulnérables".
La fille d'une ancienne résidente raconte à LCI.fr le calvaire de sa mère.
Quand Jeanne et ses frères et sœurs allaient rendre visite à leur mère à la maison de retraite du Haras, celle-ci leur criait : "Détachez-moi les enfants!" Dans sa chambre sans douche, sans toilettes, aux stores fermés à clé, la vieille dame était attachée "du matin au soir, et même la nuit", raconte sa fille à LCI.fr. Le calvaire a duré quatre mois. Quatre mois de maltraitance et de démarches. "J'ai écrit partout, à la Ddass, au conseil général, au procureur de la République, au ministre de la Santé, assure Jeanne. Je cherchais en permanence une autre maison de retraite, mais partout il y avait des listes d'attente. C'était une situation invivable."
"Ma mère n'est pas un déchet", a-t-elle martelé à la direction de cette maison de retraite marseillaise. Qui est restée muette. Aujourd'hui, Jeanne Gabro parle de "victoire". Lilianne Jenner, la gérante de la maison de retraite, a été mise en examen pour "violences sur personnes vulnérables ", "exercice illégal de la médecine", "non assistance à personnes en danger", "mise en danger de la vie d'autrui" et "délaissement de personnes vulnérables". Elle a été placée sous contrôle judiciaire. Une interdiction d'exercer toute activité en lien avec un établissement de soins a également été prononcée. Interpellés lundi matin, son fils et un gériatre de l'établissement ont été remis en liberté.
"Pressions" et "menaces"
"L'Afpap (Association française de protection de d'assistance aux personnes âgées) avait dénoncé à plusieurs reprises des dysfonctionnements dans cette maison de retraite, explique le président de l'association, Christophe Fernandez, à LCI.fr. Nous avions été alertés par l'intermédiaire de notre numéro Vert. Des infirmières avaient fait état de maltraitances, de délaissement, de problèmes d'hygiène. Mais je pense que le facteur déclencheur de la procédure judiciaire, ce sont les plaintes de salariés pour non-assistance à personne en danger."
Certaines aides-soignantes ont ainsi témoigné de "toilettes jamais faites car le personnel ne disposait que de six gants" pour la soixantaine de pensionnaires, de la nourriture rationnée et des repas à la va-vite. Sous couvert d'anonymat, un infirmier parle des "malades (...) sortis de leurs lits aux aurores pour le ramassage des draps mouillés, laissés souillés devant des fenêtres ouvertes pour évacuer les odeurs." "On a été obligés de perfuser des malades parce qu'on ne les faisait pas boire", affirme-t-il. Les employés racontent avoir été l'objet de "pressions" et de "menaces" pour les réduire au silence. Ils ont malgré tout fini par parler.
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Le fils de la gérante, Jean, qui est aussi le directeur de l'établissement et un médecin ont été interpellés lundi et entendus par les policiers de la sûreté départementale, qui agissaient sur commission rogatoire d'un juge d'instruction. Ils ont été remis en liberté mardi. Quant à la gérante, Liliane Jenner, elle a été déférée devant le parquet mardi après-midi.
Jean est par ailleurs membre du conseil d'administration du Syndicat national des établissements et résidences pour personnes âgées (SYNERPA).
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Les autres articles sur l'affaire :
Maltraitance: la gérante d'une maison de retraite de Marseille mise en examen
MARSEILLE, 5 déc (AFP) - La gérante d'une maison de retraite de Marseille a été mise en examen et placée sous contrôle judiciaire mardi pour maltraitance sur des personnes âgées dans son établissement, a-t-on appris de source judiciaire.
Une interdiction d'exercer toute activité en lien avec un établissment de soins a également été prononcée à l'encontre de Lilianne Jenner, gérante de la maison de retraite "Le Haras", située dans les quartiers nord de la ville.
Elle a été mise en examen pour "violences sur personnes vulnérables", "exercice illégal de la médecine", "non assistance à personnes en danger", "mise en danger de la vie d'autrui" et "délaissement de personnes vulnérables".
Interpellés lundi matin avec cette responsable sur commission rogatoire d'un juge d'intruction et placés en garde à vue à la sûreté départementale, son fils et un gériatre de l'établissement ont été remis en liberté.
Les interpellations font suite à des dépôts de main courante et de plaintes pour mauvais traitements et pressions sur le personnel, a précisé à l'AFP le président de l'Association française de protection et d'assistance aux personnes âgées (AFPAP), Christophe Fernandez. Selon ce dernier, les premiers signalements remontent, dont un pour un décès "suspect".
Contactée par l'AFP, la maison de retraite du Haras a renvoyé sur son avocat, Me Michel Lao qui n'a pu être joint.
Un infirmier libéral, un des quatre - parmi une trentaine de salariés de l'établissement - à avoir "bravé la loi de l'omerta" et cessé leur collaboration, après avoir signalé les faits au procureur, "y a vu des choses abominables", a-t-il déclaré à l'AFP sous couvert de l'anonymat."Cet établissement se présente dans ses brochures comme spécialisé dans la prise en charge des malades atteints d'Alzheimer, mais ils n'ont ni le personnel préparé pour, ni l'espace nécessaire", dit-il. "Les malades sont sortis de leurs lits aux aurores pour le ramassage des draps mouillés, laissés souillés devant des fenêtres ouvertes pour évacuer les odeurs. On leur pose le petit déjeuner sur le lit, que les aides soignantes ne viendront leur faire prendre qu'une heure après", ajoute-t-il. "On a été obligés de perfuser des malades parce qu'on ne les faisait pas boire", poursuit cet infirmier qui pointe du doigt "la souffrance des personnes âgées qui a perduré alors que toutes les autorités étaient prévenues".
"Nous sommes soulagées", a confié une employée, également sous couvert de l'anonymat, évoquant "des toilettes jamais faites car le personnel ne disposait que de six gants" pour la soixantaine de pensionnaires, de la nourriture rationnée et des repas à la va-vite.
Le personnel était, selon elle, l'objet de "pressions" et de "menaces".
Jeanne Gabro, la fille d'une ancienne patiente, a raconté à l'AFP que sa mère qu'elle a retirée de l'établissement, était "traitée comme un déchet, confinée dans une pièce aux volets constamment fermés, sans douche, ni WC, constamment attachée, même la nuit".
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Marseille: trois dirigeants d'une maison de retraite interpellés pour "mauvais traitements"
MARSEILLE (Associated Press) - Trois dirigeants d'une maison de retraite de Marseille ont été interpellés pour répondre d'accusations de mauvais traitements sur des personnes âgées, a-t-on appris mardi de sources judiciaires. Deux ont été remis en liberté mais la gérante devrait être mise en examen.
La direction de la résidence faisait l'objet de plaintes et de plusieurs mains courantes enregistrées par la police. "Le Haras" s'était trouvé au centre d'une polémique en janvier après la parution d'un "dossier noir" des maisons de retraites dans le magazine "60 millions de consommateurs". L'association française de protection et assistance aux personnes âgées (AFPA) avait fait un signalement au parquet de Marseille.
La gérante de la maison de retraite, son fils qui est aussi le directeur de l'établissement et un médecin ont été interpellés lundi et entendus par les policiers de la sûreté départementale, qui agissaient sur commission rogatoire d'un juge d'instruction.
Jean, le directeur, et le médecin dont l'identité n'a pas été communiquée ont été remis en liberté mardi. Quant à la gérante, Liliane Jenner, elle a été déférée devant le parquet mardi après-midi.
Jean est par ailleurs membre du conseil d'administration du Syndicat national des établissements et résidences pour personnes âgées (SYNERPA). mardi 05 décembre, 19h06 - Source associated Press
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